BIBLIOGRAPHIE


Retrouvez tous les mois dans cette rubrique un extrait tiré d'un nouveau livre spirite 


L'extrait du mois de Mai est tiré du livre

"Diwall, prenez garde"

de 

               Christine Le Run

     
le consolateur


Thèmes abordés:     

Boapic, médiumnité,roman

Langue:    Français
Date de parution:    04/2017
Format: 14x21
Broché:  191 pages

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EXTRAIT

« Étrangement, je ressentais une présence autour de moi, comme des années auparavant à la chapelle de Perros-Hamon. Mais je n’étais pas inquiète, certaine que ce ne pouvait être qu’Elisa, qu’elle me protégeait, qu’elle me communiquait sa force mystérieuse.

Alors qu'un soir, je revenais de chez Laurence, une amie habitant à deux cent mètres de la maison, je sentis une présence non familière me suivre. Je continuai mon chemin, mais me sentant épiée, je me retournai pour voir l’inconnu, mais il n’y avait personne. 

Je distinguais seulement une ombre. Une angoisse m’oppressa. Pourtant quelqu’un était bien là. Je hâtais le pas mais cette présence était toujours là, derrière moi. 

Je me forçais à me persuader que j’étais la plus forte et essayais de mettre mes acquis en action. J’exigeais que cet individu s’en aille. Mais l’entité à côté de moi ne l’entendait pas de cette oreille. 

Je me retournais sans cesse, elle me suivait. Arrivée chez moi, j’eus du mal à ouvrir le portillon de la maison tellement mon angoisse était grande. Elle était là, à côté, qui soufflait fortement. 

Une forte odeur arriva à mes narines, une odeur désagréable voire dégoûtante, un douteux mélange de souffre et d’acétone. Je sentais que cette présence était plus grande que moi, qu’elle m‘observait. Mon autosuggestion ne fonctionnait plus, j’avais la chair de poule. J’ouvris enfin le portillon, fis quelques mètres pour atteindre la porte d’entrée. 

Cette dernière était fermée à clef. Pas de chance ! Je fouillai au fond de mon sac pour chercher le double de la clef, je m’énervai, l’entité se rapprochait à nouveau, je trouvai la clef, ma main tremblait, je réussis à mettre la clef dans la serrure. 

La présence était juste derrière moi, son odeur m’encerclait. Soudain, je sentis une étreinte, une pression au-dessus de la poitrine, je ne bougeais plus, ne pensant même pas à crier. Quelques secondes après, une pression tel un garrot me serra le haut du bras. La peur me tétanisait. 

L’étreinte se fit encore plus puissante, j’avais mal et encore plus lorsque je fus projetée en arrière et tombai. Terrifiée, je me relevai et m’empressai d’atteindre la porte, de tourner la clef et d’entrer... Rapidement, je montai dans ma chambre, le bras me faisant souffrir, j’enlevai mon pull. 

Sur le haut de mon bras, une marque rouge pouvait encore se voir. Je plongeai sous ma couette, de crainte que cette entité ne revienne car il eut été facile pour elle de me rejoindre passant à travers la matière. J’eus beaucoup de mal à m’endormir. 

Pourquoi cette entité était-elle venue me faire du mal ? Une vengeance ? Un avertissement ? Des jours entiers, je réfléchissais sur cette visite des plus étranges et perturbantes. 

J’en déduisais que mon profond attrait pour l’ésotérisme avait ouvert une porte vers un monde maléfique. En désirant devenir une enchanteresse, en m’adonnant à la télépathie, à cette hypnose mentale forçant une personne à obéir à mes ordres, en m’inventant des formules magiques, en tirant les cartes, j’avais ouvert forcément des portes invisibles sur un monde parallèle et, sans le savoir un pacte avec ce monde avait été signé involontairement ou du moins je n‘en mesurais pas la portée. 

À ce moment-là, il est vrai que je me moquais bien de l’intervenant tant que je pouvais arriver à mon but, devenir une magicienne aux puissants pouvoirs. Les jours suivants, je ressentais en permanence cette présence inquiétante autour de moi, d’ailleurs elle ne me quitterait plus.»